Cocorico côté boxe, la savate est un sport qui fait de plus en plus d’adeptes chez les femmes ! Ainsi la fédération française annonce près de 43 % de femmes ou « tireuses ». Personnellement, j’ai moi aussi poussé la porte d’un club de boxe française il y a près de huit ans. Depuis, j’ai changé de club trois fois mais je possède toujours le même appétit pour ce sport.

Présentation de la boxe française

La boxe française sollicite les pieds comme les poings. Cette discipline possède trois principales caractéristiques : se déplacer sur la pointe des pieds (« sautillement ») avec un bassin mobile, armer les coups et taper notamment avec le pied (et non par exemple le genou comme en boxe thaï). Les grades sont sous forme de gants : bleu, vert, rouge, blanc, jaune. Chaque grade met en place des thématiques à maîtriser comme « je touche, je ne suis pas touché» (gant bleu) ou « je perturbe pour toucher ». L’assaut et le combat constituent les deux types de compétition. Côté coups de pied : fouetté, chassé, revers et coup de pied bas permettent aux pratiquants de varier les plaisirs. Les poings demeurent similaires à la boxe anglaise : uppercut, direct, crochet et swing. Enfin les coups interdits demeurent notamment les parties (pour avoir testé, je confirme que cela fait mal).

Ma découverte du monde de la boxe française

J’avais pratiqué pendant plusieurs années le karaté et mon père avait déjà fait de la savate plus jeune ! Outre la combinaison intégrale (tenue officielle de l’époque) et les anecdotes comme un énorme coquard par son professeur, mon père avait gardé un bon souvenir. Cela tombait bien, le cours de boxe avait lieu dans le même club où j’étais déjà inscrite. Ma première session fut assez accrocheuse pour me donner envie de m’inscrire. Je quittais donc le kimono blanc pour passer aux pantalons collants de la boxe française (la nouvelle tenue qui a consisté à scinder en deux l’ancestrale combinaison). Ma première difficulté fut d’apprendre le déplacement de boxe qui impliquait deux pieds non alignés et un sautillement permanent. En revanche, côté coups, je retrouvais mes bases de karaté.

Les enrichissements de ce sport dans mon quotidien

Je pratique désormais la boxe depuis plusieurs années (hors contexte pandémie). J’ai pu participer à des compétitions en tant que « loisir » et pour de l’assaut. La boxe m’a forgé un certain mental et m’a appris à canaliser des émotions. Il n’y a aucun sport qui m’offre cette même poussée d’adrénaline que j’ai dans le ring. J’ai rencontré de nombreuses personnes comme ma meilleure amie ou la championne Anissa Meksen. J’ai même côtoyé une professeure de boxe qui intervenait dans l’émission Pascal le grand frère. Côté blessures, je peux blâmer ma mauvaise garde avec pour résultats : semelle de chaussure sur le visage, lentilles éclatées dans l’œil par deux fois (merci les urgences de l’Hôtel dieu, pour la récupération de la lentille avec un coton tige).

Sportivement vôtre,
Natacha