Le Jiu-jitsu brésilien ou JJB est une discipline moderne créée au Brésil par Hélio Gracie. Elle s’inspire grandement du judo, à la différence où elle est focalisée sur la partie sol, qu’on appelle également ne-waza. Hélio était une personne de petite taille. Pour pouvoir affronter des combattants plus forts, il a décidé de développer des techniques basées sur la compréhension du corps humain. Bien que cette discipline puisse freiner certaines filles en raison de la proximité avec leurs partenaires de travail, c’est un sport idéal pour elles, puisqu’il met en avant leur qualité tout en leur permettant de surpasser la gent masculine.

Une discipline sportive utilisée en self-défense

Il y a plusieurs raisons de suivre des cours de Jiu-jitsu lorsqu’on est une femme. Et la première est évidemment la self-défense. En effet, cette discipline vous propose de pratiquer des positions que l’on rencontre usuellement dans le cadre d’agressions et en particulier celles à caractère sexuel. En tant que pratiquante, vous saurez efficacement neutraliser différents types de saisies comme celle du poignet, de la taille, et de la nuque. Apprendre à lutter au corps à corps est aussi l’une des spécialités de ce sport. Enfin, vous verrez comment renverser une situation afin de ne laisser personne vous contraindre au sol dans une position défavorable.

La technique est supérieure à la force

Le Jiu-jitsu brésilien va bien plus loin que cela en raison de son caractère sportif. Il offre l’occasion pour les femmes de s’exprimer par le combat contre des personnes du même sexe, mais également contre des hommes qui sont en théorie bien plus forts physiquement. L’opposition technique permet de contrer aisément le rapport de force. Ainsi, il n’est pas rare de voir des femmes gagner contre l’ensemble du public masculin du club en fonction de leur niveau de pratique. Pour ne pas avoir à employer la force, la discipline s’appuie sur le principe du levier. L’idée est de créer des structures en utilisant des formes de corps pour soumettre ou pour renverser. Le JJB est un art martial très stratégique. Le but n’est pas d’attaquer sans réfléchir. Il faut donc être méthodique, et savoir isoler les bonnes articulations pour atteindre son objectif.

Des femmes ont atteint le sommet

Pour aller toujours plus loin, des compétitions sont organisées en France, en Europe et de manière générale sur toute la surface du globe. Une Française a d’ailleurs su grimper au sommet en ce qui concerne le Jiu-jitsu brésilien. Il s’agit de Laurence Cousin dont le club est situé sur Toulouse. Ces pratiquantes sont très sollicitées dans le domaine, car, ne pouvant exceller par la force, elles ont développé un jeu à la fois fin et très technique.

Est-il possible de pratiquer sans kimono ?

Il arrive que l’emploi du Gi (ou kimono) soit problématique pour certaines personnes. Il faut savoir que le JJB s’enseigne également sans cette tenue. Certains clubs ont simplement rebaptisé la discipline en « Grappling ». D’autres styles très similaires n’utilisant pas le vêtement japonais existent aussi. Il s’agit de la Luta Livre, du Submission Wrestling ou encore du Catch Wrestling. Tous ces sports sont plus ou moins proches, dans la mesure où les compétiteurs de chacune de ces disciplines participent aux mêmes compétitions.