Kung-fu, karaté, judo, taekwondo ou jiu-jitsu : tous ces arts martiaux ont en commun de requérir une grande souplesse dans l’accomplissement des chorégraphies ou des mouvements. Il existe plusieurs écoles concernant l’assouplissement des tendons et ligaments. Certains préconisent de s’étirer après l’effort, tandis que d’autres préfèrent réaliser leurs séances de stretching à distance des entraînements. Découvrez les meilleures façons d’améliorer votre souplesse en toute sécurité.

Pourquoi la souplesse est-elle primordiale en art martial ?

Bien plus qu’une simple séance de fitness, l’acquisition de la souplesse mêle des concepts complexes. Elle allie le physique et le mental, et permet de mieux connaitre son corps. Par les étirements, il n’est pas rare de découvrir l’existence d’un muscle profond (“ça tire, par ici !”) ou d’engranger des connaissances anatomiques (“tiens, j’ignorais que mon bras pouvait se tordre comme ça”).

La flexibilité des muscles et des articulations contribue aussi à la santé générale de l’organisme, et vise à réduire la raideur qui s’installe avec l’âge ou le manque d’activité physique. Une séance d’étirements induit souvent un grand apaisement physique et mental des tensions. Appréhender la douleur (qui ne doit jamais être intolérable), savoir rester dans une posture inconfortable participe aussi à la formation induite dans les arts martiaux. En vous étirant, vous apprenez à reconnaitre les limites de votre corps, ce qui lui fait du bien et ce qui lui est plus risqué.

Plus précisément dans les arts martiaux, une bonne souplesse réduit le risque de blessures pendant les mouvements rapides. La flexibilité augmente l’amplitude des mouvements, elle permet de frapper plus haut, plus loin, de gagner en détente et en précision.

Quand est-il le plus bénéfique de travailler sa souplesse ?

Contrairement à d’autres disciplines, les arts martiaux nécessitent des étirements pré-entrainement pour préparer les muscles et les articulations à des mouvements parfois extrêmes, comme le grand écart. Cependant, cette préparation ne constitue pas le moment idéal pour chercher à progresser dans l’amplitude des étirements. Elle doit plutôt échauffer doucement les membres, les préparer à l’explosivité.

Les assouplissements, qui sont des étirements poussés, se réalisent plutôt lors des journées sans travail physique ou le soir, lorsque le corps a récupéré. Un assouplissement important sur un muscle encore très tendu peut être a contrario douloureux et inefficace.

Différences entre étirements actifs et étirements passifs

Deux types d’étirements se distinguent au cœur des pratiques de stretching, en vue d’améliorer la souplesse et les performances lors de la pratique d’arts martiaux.

Les étirements actifs

Réalisés en début de séance, que ce soit pour le judo, le karaté ou le kung-fu, les étirements actifs sollicitent les tendons et les ligaments sans chercher une amplitude maximale. Ils s’effectuent en mouvement :

  • pas chassés;
  • talons-fesses;
  • petits sauts;
  • coups de pieds de hauteur progressive;
  • coups de poings;
  • etc.

Les étirements passifs

Profonds, les étirements passifs agissent directement sur l’amélioration de la souplesse puisqu’ils étirent le muscle à son maximum. Ils se réalisent de façon statique, sans mouvement. Après de tels étirements, la pratique sportive est déconseillée, car le muscle perd beaucoup en explosivité sur le moment. En revanche, vous pouvez vous échauffer quelques minutes avant de pratiquer une séance de stretching passif. Travailler intensément sur un muscle froid n’est jamais recommandé, même pour s’étirer.

Vous l’avez bien compris, l’idéal pour gagner en souplesse en arts martiaux tout en conservant ses performances reste d’alterner les étirements actifs et passifs en fonction des entrainements. Avec une séance de 1h hebdomadaire ou 2 séances de 30 minutes d’assouplissements, vous constaterez rapidement des progrès dans vos amplitudes.