Beaucoup de femmes qui tentent de se lancer dans la pratique des arts martiaux et des sports de combat sont confrontées à l’ego masculin qui se révèle être souvent une source d’abandon. En effet, il est parfois compliqué pour un homme de ne pas utiliser la force et de permettre à une femme de travailler. Dans certaines situations, cela se fait volontairement, mais dans la majeure partie des cas, ce comportement est inconscient. Mais le résultat est le même et les conséquences sur la motivation sont importantes. Il faut toutefois savoir que dans certaines disciplines, le public féminin peut grandement avoir l’avantage sur l’homme, car elles ne se basent pas sur la force. Comment choisir un art martial qui sait mettre en valeur la femme ?

Les disciplines n’utilisant pas la force

Certaines pratiques, même à haut niveau, ne sont pas basées sur la force. Le jiu-jitsu brésilien est un exemple. La discipline a été développée au Brésil par Hélio Gracie, un homme de petit gabarit, qui avait besoin de trouver des solutions dans le but de soumettre des adversaires plus lourds et plus forts. Il a donc repris les techniques et principes du judo qu’on appelait encore jujitsu Kano à l’époque, pour développer un système de travail utilisant la pression, les structures et les leviers. D’ailleurs, des sections féminines composent souvent les clubs de jiu-jitsu brésilien afin de limiter encore plus le rapport de force et de permettre aux femmes de se sentir à l’aise. Faire le choix de disciplines comme le JJB, la Luta Livre ou le grappling offre l’opportunité aux femmes de rivaliser avec les hommes.

Les disciplines stratégiques utilisant des armes

Les arts martiaux employant les armes sont excellents pour les femmes qui souhaitent se mesurer aux hommes. On peut parler du Kendo ou du Sport Chanbara qui sont des disciplines dans lesquelles le bâton est très utilisé, mais aussi du Kali qu’on appelle également Eskrima ou Arnis. Une forme compétitive a d’ailleurs été développée pour permettre de s’exprimer. Dans ces arts martiaux utilisant des armes, c’est la vitesse et les réflexes qui priment sur la force. Une bonne mobilité est également demandée pour réagir intelligemment et créer des opportunités pour attaquer. Les concepts utilisés sont facilement transférables sur des objets du quotidien, ce qui fait de ces disciplines de bons outils dans une optique de self-défense.

Les disciplines dont le combat n’est pas l’enjeu principal

Le combat est un enjeu majeur dans la pratique martiale, mais bien des disciplines ne pratiquent pas cet aspect. En effet, certaines d’entre elles sont conçues dans le but de se maintenir en bonne santé, comme c’est le cas du Tai Chi de la branche Yang. De manière générale, ce sont les arts dits internes qui ne se concentreront pas exclusivement sur les applications martiales. Certains arts martiaux demandent d’ailleurs de la souplesse, de la mobilité et une bonne coordination motrice, qui sont des forces pour les femmes. Enfin, pour s’adapter au public, certains clubs permettent de pratiquer sans contact. Il est donc important de rencontrer les enseignants des écoles qui vous intéressent afin de savoir si la discipline transmise semble correspondre à vos attentes.