Vous arrivez à Dublin un vendredi soir. Le vol était court, la valise légère. Vous poussez la porte du premier pub sur votre chemin , et là, sans crier gare, vous tombez sur cinquante personnes en maillot du XV de France qui chantent à tue-tête. Certains sont arrivés la veille. D’autres le matin même. Mais tous sont là pour la même raison : suivre les Bleus en déplacement. C’est ça, supporter la France à l’étranger dans le cadre du Tournoi des 6 Nations. Un rituel qui se transmet, une tradition qu’on n’explique pas vraiment , on la vit.
Avant de penser aux pubs et aux plans de soirée, une étape s’impose : trouver le billet. Savoir où acheter ses places pour le tournoi des 6 nations à l’étranger, c’est la première question à régler. Billetterie-rugby.com centralise les offres de plusieurs opérateurs agréés , les places disponibles y apparaissent souvent bien avant l’ouverture officielle , et le service client accompagne les demandes sur mesure : groupes, familles, ou supporters qui veulent combiner billet et hébergement dans la même ville. Cela réglé, le reste peut commencer.
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Dublin , l’accueil irlandais, une légende bien réelle
Il y a une chose qu’on dit souvent sur l’Irlande, et qui se vérifie à chaque fois : les Irlandais sont d’une hospitalité désarmante. Même quand leur équipe joue contre la vôtre. Peut-être surtout dans ce cas-là, d’ailleurs.
Le quartier autour de l’Aviva Stadium , Ballsbridge, Donnybrook, Sandymount , se transforme en zone de fête dès le matin du match. Les pubs ouvrent tôt, les supporters des deux équipes se mélangent naturellement, et l’ambiance monte progressivement jusqu’au coup d’envoi. Neary’s, Kehoe’s, The Dubliner dans le centre , ou McDaid’s sur Harry Street pour ceux qui veulent éviter les pubs trop touristiques , sont des adresses qui méritent une visite. Et si vous demandez à un Irlandais où aller, il vous indiquera son pub préféré avec une fierté communicative.
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Un conseil pratique : réservez votre hébergement au moins six mois à l’avance pour un match France-Irlande. Dublin se remplit très vite dès que le calendrier du Tournoi est annoncé, et les prix flambent à mesure que la date approche.
Édimbourg , whisky, tartans et Flower of Scotland
Édimbourg un week-end de 6 Nations, c’est une ville en transe. Et ce n’est pas une figure de style. Les rues du centre historique , Princes Street, la Royal Mile, et surtout Rose Street , se couvrent de tartan dès le vendredi soir. Les pubs de Rose Street sont une institution : une vingtaine d’établissements serrés sur 300 mètres, chacun avec son ambiance, ses habitués, et ses chants qui démarrent bien avant que quiconque ait regardé l’heure.
L’accueil écossais est différent de l’irlandais , moins expansif au premier abord, mais tout aussi chaleureux une fois qu’on s’est assis à la même table. Les supporters français sont bien reçus à Édimbourg, à condition de ne pas se plaindre de la météo (il pleut, c’est acquis) et d’accepter de goûter au whisky local sans faire la grimace.
La veille du match, l’atmosphère autour de Murrayfield est déjà électrique. Plusieurs pubs du quartier de Haymarket accueillent les supporters des deux équipes jusqu’aux petites heures. Le lendemain matin, les rues sont silencieuses , et puis, quelques heures avant le coup d’envoi, la ville repart de plus belle.
Cardiff , le chaudron gallois en plein centre-ville
Cardiff a un avantage que les autres villes du Tournoi n’ont pas : le stade est au cœur de la ville. Le Principality Stadium s’élève à deux minutes à pied des rues commerçantes et des bars du centre. Ce qui veut dire que le jour d’un match, toute la ville vibre. Les supporters ne convergent pas vers un quartier , ils sont partout.
Wetherspoon’s sur St Mary Street, The Packet sur Bute Street, ou encore le Yard Bar pour une ambiance plus jeune , les options sont nombreuses. Mais l’expérience galloise la plus mémorable, c’est souvent simplement de se retrouver dans une rue bondée quand les chants gallois commencent à s’élever. Le Calon Lân ou Bread of Heaven chanté spontanément par un groupe de supporters gallois sur un trottoir, c’est quelque chose qu’on n’oublie pas de sitôt.
Autre particularité de Cardiff : les horaires des transports sont adaptés les soirs de match, avec des trains supplémentaires vers les villes environnantes. Pratique si vous ne dormez pas sur place.
Conseils pratiques pour le supporter en déplacement
Quelques règles de base qui font la différence entre un déplacement réussi et un week-end raté. Premièrement : réservez l’hébergement dès l’annonce du calendrier, idéalement en été pour des matchs qui ont lieu en janvier ou février. Les villes du Tournoi sont petites , Dublin compte 1,2 million d’habitants, Édimbourg moins d’un demi-million , et la capacité hôtelière est vite saturée.
Deuxièmement : prévoyez un budget pub réaliste. Dans ces villes, le soir d’un match international, les prix montent. Une pinte à Dublin ou Édimbourg un soir de 6 Nations peut facilement dépasser 7 à 8 euros. Ce n’est pas le moment de chercher la bière la moins chère , c’est le moment de profiter.
Troisièmement : mêlez-vous aux supporters locaux. C’est là que le déplacement prend tout son sens. Demandez à un Irlandais d’expliquer l’histoire du match, à un Écossais de vous raconter la dernière fois que l’Écosse a battu la France. Vous repartirez avec des anecdotes que vous raconterez pendant des années. Et si les Bleus gagnent, tant mieux. Mais même en cas de défaite, le troisième mi-temps dans un pub irlandais ou écossais reste un souvenir impérissable.

